Rendre à la société? Quoi au juste?

Rendre à la société? Quoi au juste?

Une jeunesse allumée s’anime

J’♥ la jeunesse qui casse les vieilles croûtes…
…et ose dévorer les siennes avec appétit!

Mes jeunes à moi ne liront pas ceci. Ils sont déjà en train de rendre à la société leur statut de précarité consolidée par l’exclusion sociale. Ils doivent suivre le cours de la vie sans congés ni grèves. On les a exclus des lieux sacrés du Savoir. Ils sont les vrais jeunes de la rue.

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Mourir par euthanasie… ou par dépit?

Mourir par euthanasie… ou par dépit?

Ne vous mêlez pas de mon euthanasie!

Je veux préparer mon propre cocktail d’adieu …. sans goût de mort!

Pendant la marche des étudiants du 22 mars 2012 à Montréal, (voir vidéo plus bas) on nous a refilé en douce un projet d’euthanasie déguisé en mort assistée et ficelé en offre de dignité pour les malades en fin de vie sans possibilité de libération sur « payroll ».

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L’utopie de la scolarité supérieure

L’utopie de la scolarité supérieure

L’éducation consiste à stimuler les idées. La bonne éducation, à les mettre en perspective. 

 – Montesquieu

La scolarité à crochets est devenue la norme. Apprendre à apprendre donne moins de notes que de répondre au prof ce qu’il veut entendre, même si son contenu de cours est des lunes en retard sur les besoins de savoirs.  Et les jeunes ne peuvent pas voir la différence. Ils n’ont pas d’antécédents pour voir la connaissance avec un regard critique. Ils se laissent donc cloner.

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Rater la cible par entêtement

Rater la cible par entêtement

Grève étudiante au Québec

Pourquoi la grève? Le savent-ils vraiment?

Quand on se mobilise pour ne pas avoir à étirer sur cinq ans (2 de plus qu’un bac) l’augmentation de 1 625$ de frais de scolarité, nul doute que ça manque de sens. Ce n’est pas une bonne raison pour faire descendre dans la rue la minorité que représente 40% des 24% de la masse critique que représente la jeunesse du Québec. C’est en plus surréaliste de constater l’appui de la classe enseignante. La logique dit que les chargés de cours ont besoin de ces fonds pour leur prochaine négociation salariale. Alors que font-ils tous dans la rue pour si peu? Que font-ils derrière ce mouvement minoritaire puisque nos doctes aussi n’arrêtent pas d’augmenter leur facture à la population? C’est de l’entêtement ou de la clairvoyance?

 Avec le savoir croît le doute 

- Johann Wolfgang von Goethe

Ça n’a aucun sens de crier si fort pour que seulement 21% des jeunes finissent par décrocher un bac. Pendant qu’à l’autre bout, 30% lâcheront leur secondaire avant d’avoir le diplôme. Je crois que les jeunes ont tout à fait compris que l’avenir leur est bouché mais pas leurs profs et leurs recteurs.

On sait que les gadgets électroniques des étudiants bouffent ce 1 625$ sur 5 ans bien des fois. Ce n’est pas une question d’argent. Les dépenses d’un jeune adulte d’aujourd’hui augmentent ce budget en moyenne tous les deux mois et ça ne fait qu’enfler d’un Iphone à l’autre de six mois en six mois à peine. Mais savent-ils seulement s’en servir avec intelligence? Un outil non relié à une tête… devient souvent une arme de destruction.

Des augmentations, on est capable d’en prendre. C’est le non-sens des débats qui fait mal. On s’entête de part et d’autre à garder le débat sur le coût absolu. Mais c’est l’évidence même… l’université ne rend pas compétent. C’est un lieu de connaissances… 10% de ce que ça prend pour faire une bonne job.  D’autre part, ce ne sont pas les parents qui se plaignent de l’augmentation, c’est au contraire ceux qui n’ont aucune idée de ce que les études valent vraiment. Ces jeunes privilégiés qui auront un bac avec le but arrêté de charger plus cher pour leurs propres services. Aujourd’hui, on demande un bac pour justifier un salaire pas pour devenir compétent ou pour le savoir.

Les diplômes valent de moins en moins cher… alors pourquoi en augmenter les frais?

La valeur des études

L’accessibilité est un concept abstrait pour la majorité du monde

Un relevé de notes n’a rien à voir avec la compétence véritable d’un travailleur mais les boss paresseux tiennent à eux pour éviter de réfléchir ou de se rendre responsables de leurs mauvais choix d’effectifs. Il a été démontré que la scolarité ne compte que pour 10% du savoir qui rend compétent.

Heureusement car c’est ce qui a permis que je gagne très bien ma vie sans payer pour devenir un clone à l’université! Un bac et une maîtrise à la carte… Y a pas mieux pour payer le juste prix de ses études. Surtout si c’est une question de ramasser le 10% nécessaire à gagner un salaire décent.

Aujourd’hui, la maîtrise enfilée après le bac est devenue un « must ». Sinon, c’est le salaire minimum. Les parents ne peuvent déjà plus couvrir tous les frais pour envoyer leur jeunesse vivre aux centres-villes en tout-inclus, logée, nourrie, éclairée, et chauffée avec auto et cablo fournies. Mais qui veut entendre parler de l’aberration qui persiste à vider les régions pour s’instruire sur des métiers qui n’existent déjà plus après les études? Qui veut répéter le passé quand la réalité prouve que ça ne marche pas?

Qui profite vraiment de l’accessibilité?

Un ingénieur qui ne sait pas faire tenir un pont ou un docteur qui ne contrôle pas le -C dificil- ne valent pas plus que le plombier qui débouche leurs latrines. Ces seigneurs  sont tout à fait capables de boucher la conduite septique avec d’anciens potes d’études, un dimanche de BBQ à la résidence secondaire. Et seulement le plombier pourra les démerder alors….

Tous les débats sociaux médiatisés de nos jours sont devenus une affaire de gros égos, de gros sous ou de gros bras. Mais la qualité, personne n’aborde plus ce sujet. Seul les parasites des cubicules urbains se proclament assez cultivés pour décider du gros bon sens et le plus souvent à partir d’une seule spécialité à la fois. Ce n’est pas la compétence que de gagner son salaire en répétant ce que le boss veut entendre sans faire de croisement entre les nuances de la réalité.

Comment croire à l’accessibilité pour tous alors que les entreprises financent les chaires universitaires pour y gérer leur masse salariale à coups de diplômes. Ils y envoient leurs clones administratifs pour apprendre à mettre massivement leurs employés créateurs de richesse au chômage. Étudier est tout au plus pratique pour apprendre comment décrocher des subventions pour ses projets de vie. 

L’accessibilité qui n’est pas basée sur l’aplatissement des écarts de valeurs entre les professions est nulle. Faire payer tout le monde pour des nombrils qui ne sèchent jamais, c’est maintenir les deux tiers de la population à leur merci. Et ça ne change rien d’aller à l’école plus longtemps avec une telle mentalité. Ni la santé, ni le droit, ni l’économie et ni l’éducation elle-même ne se portent mieux depuis que ça coûte cher pour tout le monde de donner la gratuité sans l’accessibilité.

 

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Frais de scolarité au Québec

Frais de scolarité au Québec

Les frais de scolarité servent-ils leur raison d’être?

La juste part, c’est quoi? Un faux débat?

Ferblantier, 6 enfants, une épouse caissière chez Lindor, à temps partiel, et des livres plein la maison, tous empruntés à la bibliothèque municipale de Montréal sauf pour les six immenses volumes du dictionnaire Larousse, douze bouquins de l’Encyclopédie de la jeunesse et l’Atlas. C’est comme ça que mon père a introduit la connaissance dans nos vies.

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