Que devient le féminin au travail?

Que devient le féminin au travail?

Après 40 ans de Droits de l’Homme?

Le féminin au travail est malmené!

 

Le monde du travail a mal!

Des tas de spécialistes, de politicien(ne)s et de technologues sont désigné(e)s d’office pour « prendre charge » du problème. Pourtant, bien peu de voix s’élèvent pour réclamer le « droit » de « prendre soin » de cette gangrène qui afflige l’Humain et surtout les femmes au travail.

Les scandales de harcèlement éclatent même dans les plus hautes sphères sans pour autant que les victimes ne soient reconnues comme tel. L’âgisme fait rage en pleine pénurie de main-d’oeuvre qualifiée et met à la rue des aîné(e)s surtout féminines qui deviendront de plus en plus précaires sans ressources suffisantes pour leurs retraites. L’antidépresseur chez les jeunes femmes est en train de supplanter le vasodilatateur chez leurs aînées au palmarès des médicaments prescrits dit-on, aux vieux qui vont coûter de plus en plus cher à l’État.

Bien sûr, il y a toujours un expert quelque part qui connait le sujet et peut en parler ou en débattre pour gagner sa vie sans complexe. L’information elle-même est une cible mouvante à laquelle il est périlleux de se fier même quand le titre de l’expert comporte plus de lettres en dehors qu’en dedans de son nom.

Mais où est l’engagement pris par les détenteurs du pouvoir et du savoir afin que la perspective devienne inspirée par la promotion de la santé globale des citoyen(ne)s, travailleur(se)s et de leurs familles? L’environnement, c’est surtout le milieu de proximité de la personne. En privé autant que socialement, comment s’articulent la compassion et le détachement des ambitieux(ses) pour neutraliser des relations de travail toxiques qui cachent parfois la maltraitance ou au mieux nous suivent jusque dans nos chaumières et même au lit?

La loi du silence

La femme a-t-elle trop à perdre pour parler?

La dénonciation des abus survit laborieusement d’un soubresaut de colère à l’autre depuis des années sans pour autant que les experts en titre et les décideurs ne soient solidaires. Que font-ils sauf en parler? Les organisations élitiques sauvent des hiérarchies non éthiques au nom de l’ambition professionnelle même si elles demeurent totalement inutiles à la vie sur terre. On demande de plus en plus de ses tripes au travailleur sans déplacer les efforts vers des cahiers de charges qui soient parties prenantes de l’équilibre humain entre le travail, la famille et la société. Même les DRH sont muselés par des objectifs de performance dénaturés et calculés en chiffres.

À quoi sert la recherche si à priori les conditions de vie banalement essentielles sont négligées (sommeil-nourriture-qualité de l’eau et de l’air)? Qui profite de l’usurpation de l’espace et du temps d’une vie humaine? Les erreurs de gestion de la congestion urbaine par les génies de la cogestion détournent littéralement le temps personnel des travailleur(se)s? Qui sont les promoteurs de l’indigestion par le prêt-à-manger qui financent des vaccins de plus en plus nombreux contre le danger de simplement respirer? Ces performants sont tous avares de suggestions environnementales et sanitaires pouvant soutenir la dignité d’une société  et une vibrante santé mentale pour tous ses citoyens.

Les poisons sociaux alimentent des déficiences en cruelle expansion (Alzheimer- Autisme- Pandémies etc etc) pendant que se raréfient les préposé(e)s aptes à prendre soin de la vitalité d’une longévité annoncée. On court, on pédale, on patine et on escalade en pleine pollution pour générer encore plus de profits pour enrichir impunément les carriéristes du mieux-vivre.

Ma question est simple!

À qui profite la détresse humaine?

Il fut un temps où la consommation était sans contredit le moteur de l’Économie. Il fut un temps où l’Éducation était garante d’un avenir meilleur. Il fut aussi un temps où le milieu de vie était porteur d’espoir et de sécurité. Puis les femmes ont marché vers la liberté. Mais qu’advient-il des zones désertées par elles au nom de cette libération? Quand seront-elles vraiment libres si l’accès à la plus élémentaire qualité de vie est verrouillé par des préceptes d’émancipation frauduleux?

Le féminin n’aura jamais la même notion du temps et de l’espace que le masculin et heureusement. Pourtant la quête féministe est en train de lui retirer sa noblesse avec autant d’agressivité que le plus macho des misogynes. Les milieux de travail manquent de féminin, pas de féminisme. La femme trouvera-t-elle plus de plénitude à faire éclater le plafond de verre qu’à enfin traverser son miroir?

Le féminin au pouvoir, c’est beaucoup plus que d’occuper enfin la place d’un homme. En fait, c’est tout sauf cela. Pour démontrer que la femme a une place à prendre au travail, il serait peut-être temps qu’on arrête de lui inculquer le syndrome d’Alice au Pays des Merveilles. Si je conçois que le féminisme a une mission incontournable dans le traitement égalitaire des travailleuses autant que des citoyennes, je persiste à croire que le féminin aurait beaucoup à gagner en définissant clairement ses « différences à valeur ajoutée » pour se créer une sororité actualisée et puissante.

La féminité est d’abord un genre avant qu’on le confine à un sexe exposé à toutes les ingratitudes. Jamais les hommes ne cèderont si les femmes continuent de se percevoir elles-mêmes comme des rivales, des séductrices ou des victimes du genre masculin. Le féminin mérite tellement de retrouver son grand ‘F’ plutôt qu’un grand ‘A’ d’une Ambition qui ne lui ressemble pas.

Je n’ai aucune lettre après mon nom pour prétendre à l’expertise. Je n’ai que la douloureuse et répétitive expérience de trahisons dont les plus cruelles n’étaient pas le fait des hommes. Celles des hommes sont si prévisibles… donc je m’étais prémunie même si elles devaient s’avérer très bouleversantes. Entre la violence domestique, le harcèlement psychologique ou l’abus de pouvoir, le prix du silence autant des hommes que des femmes résulte en l’évacuation du féminin du Monde du travail.  Le féminin est en chaque être humain comme le masculin. L’un prend soin où l’autre prend charge. L’égalité n’est pas nécessaire mais l’équité est urgente entre ces deux identités essentielles à la qualité d’un milieu où on prétend respecter la vie humaine

Le féminin a ce pouvoir de rendre l’Humanité accessible à elle-même dès le berceau. Le reconnaître dans nos économies du Savoir… serait un immense témoignage de la valeur acquise par l’Éducation.

Les Ateliers de l’esPACE-temps pour traverser du passé au futur en équilibre sur le présent.

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