Les études? c’est la prospérité!
Ce n’est pas un hasard si la course aux diplômes, l’endettement, les fausses épidémies et le chômage frappent en même temps que l’éclosion du développement durable et l’euthanasie. Après l’urbanisation, les microbes internationaux, le gaz de schiste, la pénurie de médicaments et la protection de la planète, il ne faut surtout pas se surprendre ni s’inquiéter du fait que la conscience sociale des gens pourrait permettre à la nouvelle économie du Savoir d’être enfin rentable. Mais ce n’est pas les étudiants qui détiennent les leviers de décisions.
Les universités sont des usines à fabriquer des clones et comme les autres usines, elles ont des lignes de montage, des taux de productivité et des fonds de recherches et développement qui doivent rapporter. Elles ont également des clients qui doivent être fidélisés à acheter le plus grand nombre de leurs produits. Plus les cohortes sont « bondées » et sans droit de parole, plus le diplôme est payant pour l’université.
Consommer en « combos économiques » même la connaissance
On est loin de l’humilité du Maître voué à transmettre avec respect sa Sagesse autant que son Savoir. Aujourd’hui, les maîtres ont les deux mains attachées dans le dos et on prend leurs cerveaux pour des passoires. Les « egos » surdimensionnés des détenteurs de la propriété intellectuelle ont glané leur Savoir dans les écrits du passé et les réalités du terrain pour gorger leurs thèses de fausses preuves de leur compétence.
C’est malheureusement eux qui sont maintenant l’âme « réformée » des temples universitaires d’aujourd’hui. Des Maîtres du clonage et de l’image et du « je-me-moi » ont depuis longtemps évacué de l’enseignement le Savoir ancestral et la Sagesse universelle.
La passion du bâtisseur de cathédrale et l’équilibre de son guide spirituel ont fait place à l’ignorance ambitieuse des constructeurs d’épidémies payantes et de ponts « chambranlants ». Les contenus du Savoir sont découpés sur mesure en des réalités que les « gurus » de la connaissance n’ont jamais vécues. Les doctrines sont ensuite empaquetées en « combos » clé-en-main pour nous servir d’alchimie universelle.
Tout ça est stratégiquement cultivé pour tuer l’esprit créatif et l’audace de l’entrepreneur car c’est pour fabriquer des citadins franchisés d’abord et des bons consommateurs par la suite. Étudier est devenu un geste économique manipulé pour rapporter aux ambitieux de la spéculation.
Mais qui profite vraiment de la société du Savoir?
Une fois bien endetté par les études, le stratagème continue. Il suffit de nous donner un cubicule bien équipé, un titre ronflant et surtout rentable même s’il est probablement sans commune mesure avec nos compétences réelles. Les nouveaux Dieux sont tombés du ciel et sont devenus laïcs et comptables avant de s’installer dans des gratte-ciels pour mieux nous regarder de haut dans nos pacages mal financés et nos précarités citoyennes.
Ces nouveaux dieux ont maintenant des diplômes acquis très souvent par essais et erreurs mais qui prouvent hors de tout doute qu’ils existent et qu’ils détiennent LA Vérité. Ils réussissent même à nous faire renier nos identités et nos valeurs sur promesses jamais tenues de nous rendre « heureux et comblés » parce qu’on a étudié leurs doctrines personnelles.
C’est quand même mieux d’exhiber son carnet de chèques et ses diplômes que de vieux livres de prophéties et les Saintes écritures….pour prouver sa toute-puissance et sa valeur. En tout cas, c’est convaincant pour une m….gang!
Cultiver son potentiel pour réussir
Quoi de mieux pour être heureux et donner le meilleur de soi-même qu’un foyer urbain composé de consommateurs instruits, avec une mère épuisée mais émancipée et/ou avec un père rose mais impuissant et endetté. Quant à la famille, quoi de plus exotique qu’un enfant qu’il faut contrôler par le « ritalin » pour qu’il lâche les boutons de l’ascenseur. L’envoyer tout seul jouer dehors est impensable à cause des maniaques et des chauffards.
La rue coûte tout de même moins cher que les hôpitaux psychiatriques et les prisons. On avait besoin de l’argent pour les chiens et chats errants qui nécessitent des abris. Surtout qu’il y a maintenant des bénévoles pour faire le travail de la rue avec les sans-abris « humains » sans aller à l’université pour l’apprendre. Ceux qui ont les diplômes sont trop occupés à conduire des études sur le sujet pour la prochaine cohorte de spécialistes et d’experts en la matière. Après tout, les études, il faut que ça rapporte…..ils pourraient peut-être, une fois riches, trouver des solutions rentables pour améliorer nos sociétés de monde ordinaire. Ils pourraient avoir envie de rendre avec gratitude le rendement du placement à long terme que les croyants ignorants ont fait aveuglément dans leur expertise.
C’est eux les connaisseurs! Même s’ils ne doivent jamais expérimenter les retombées de leurs conclusions. Dieu! Pitié! Ils en mourraient!
N.D.L.R.: Et comme pour m’appuyer…quelques jours plus tard? Sans même qu’on se soit consulté ……cet article paraissait. Je l’ai donc ajouté pour vous distraire.
TRAVERSER DU PASSÉ AU FUTUR EN GARDANT L’ÉQUILIBRE AU PARTICIPE PRÉSENT !



Autodidacte par choix et facilitatrice par passion, Diane Blaquière a parcouru plusieurs cycles de transformation des organisations et a ainsi acquis une solide expérience de la simplification de transitions complexes en milieu de travail. Sa plus grande découverte a été la multiplication des paradoxes qui freinent l'innovation et la création de valeur.