Liberté et gouvernance

Liberté et gouvernance

« On ne me fouettera jamais pour avoir écrit ces textes. Raif Badawi, lui, a été condamné à 1000 coups de fouet et à 10 ans de prison pour avoir blogué. » (cliquer sur ce lien pour lire le texte)

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Francisation …une affaire de famille.

Francisation …une affaire de famille.

Un code, une loi ou une culture?

Parler anglais ne tue pas la francophonie

Une langue, c’est quelque chose qu’on a dans le sang ou pas. Une langue a des racines dans plusieurs cultures depuis que le monde est monde et une langue, c’est vivant.  Exiger un Québec français devient de plus en plus une utopie. Le Québec n’a pas su promouvoir le français en dehors de luttes stériles et condescendantes. Aimer sa langue et sa culture n’est pas haïr celles des autres. Je rêvais d’un Québec qui aurait porter son identité francophone comme une qualité distinctive et non pas comme un mal nécessaire de colonisé qui ne parvient pas à s’assumer.

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Culture ou parlure?

Culture ou parlure?

Le Devoir publie sous la plume de Robert Dutrisac:

 

Plaidoyer pour le libre-choix de la langue d’enseignement au cégep

 

Pourquoi changer le système?

D’entrée de jeu, le CSLF signale dans son rapport que seulement 5 % des francophones s’inscrivent au cégep anglais, un phénomène qui serait stable depuis 1998. Les allophones, quant à eux, sont plus nombreux à choisir le cégep français qu’il y a dix ans: 43,8 % en 1998, contre 64,2 % en 2009.

Pour moi, c’est du gros bon sens de laisser choisir la langue d’enseignement rendu à ce niveau. Faire encore tout un plat avec le français dans les CEGEPs alors que la documentation élémentaire sur trop de sujets n’est disponible qu’en anglais et alors que l’internet offre des contenus en anglais beaucoup mieux structurés et documentés, c’est de l’hypocrisie. Même à l’Université, il y a quelques années, je me suis fait servir un « franglais » bourré de fautes par des profs soi-disant francophones.

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L’architecture organique

L’architecture organique

Un emprunt importun de vocabulaire

Un concept en architecture, pas du tout nouveau d’ailleurs, sort de la première moitié du 20e siècle pour s’inscrire dans le vocabulaire de l’informatique:

l’architecture organique.

WOW !! C’est presque une in…décence tellement ça manque … de sens en technologie de l’information.

La technologie et l’organisation en plein divorce


Jamais auparavant (avant 2010) je n’avais noté ce terme dans une offre d’emploi ou un rapport d’impacts qui se respectent.

Combien de vaines tentatives j’ai pu faire pour sensibiliser les « pseudo » gestionnaires de changement (technocrates) aux facteurs organiques de l’environnement technologique. Peine perdue. Le monde devait s’adapter « psychologiquement » aux ingénieux informaticiens qui eux, devaient s’institutionnaliser pour devenir des ingénieurs informatiques avec un passeport international pour changer le monde et en abattre les frontières.

Il faut comprendre d’entrée de jeu que tout ce qui s’apprend sur le tas, en observant des génies et des créateurs à l’oeuvre, finit un jour dans un cours universitaire qui produit des ingénieurs. Je n’ai jamais compris pourquoi c’est l’ingénieur qui se réclame des propriétés intellectuelles. Mais enfin…ça c’est un autre débat. Nos ponts, nos hôpitaux et nos routes se portent tellement mieux depuis que les génies ont des diplômes. Je réserve donc mon opinion.

Depuis le début des grosses implantations SAP des années 90, en technologie de l’information, on a abordé l’importance pratique de l’ergonomie du travailleur en insinuant ouvertement que la technologie se financerait par une meilleure organisation du travail. Pour faire de la place à l’humain, on a multiplié ce qu’on a appelé des « réingénieries » de processus avec des pertes d’emplois conséquentes. La technologie provoquait artificiellement l’incompétence du peuple qui avait renseigné les nouveaux ingénieurs mais qui n’était pas assez génial parce que non diplômé dans sa propre expertise. Le « cubicule »  et la formation en capsules ont fait leur entrée au travail et des centaines de postes administratifs, sans valeur ajoutée, ont été créés pour gagner du temps sur le terrain où la véritable abondance se crée.

Les travaux d’Hercule, fils de Zeus, ont pris des noms bizarres, plus modernes, mais ont gardé le même sens. Zeus s’appelle maintenant un actionnaire et il a souvent un profil de sociopathe ou de harceleur. La quincaillerie a changé de style pour mieux décorer au 5 ans les bureaux des secrétaires devenues désormais des adjointes administratives. Malgré la sophistication des interfaces à distance, tout le monde s’est installé en pacages urbains et a appris à communiquer plus souvent à travers les fuseaux horaires qu’à travers les cloisons d’un même palier.

Une famille recomposée

La gestion du changement s’est enfermée dans des processus et des fonctionnalités mécaniques et l’impact sur l’humain était irrecevable. Les milieux de travail se sont peu à peu déshumanisés avec l’impact pernicieux de générer des cancres qu’il faut constamment adapter à une nouvelle technique ou à une nouvelle procédure avec un peu de formation d’appoint. C »est ça la place de « l’organique » en technologie de l’information. Même les instructions de travail consistent largement en un bourrage de crâne dont les contenus sont compilés dans des cahiers de charges difficilement mis à jour. L’humain est le sable dans l’engrenage, le mal nécessaire qui comprendra un jour que c’est pour son bien que la technologie évolue. Organique et vivant ne s’est pas connecté dans la tête des usurpateurs qui veulent appliquer le terme à leurs processus sans discernement.

Il suffit de penser à la délocalisation, à la globalisation, aux avions de guerre sans pilote qui tuent des millions de gens sans mettre à risque la vie d’un seul militaire avec des budgets qui nourriraient des population entières qui meurent de faim tous les jours. Tout cela avait un sens fou pour les ingénieurs sans génie organique qui ont transmis leur ignorance à leurs machines…..et hop encore 10 ooo licenciements aujourd’hui. Les comptables balancent des tableaux de bord de plus en plus « menteurs » et sophistiqués pour ne plus avoir à compter mais pour mieux conter leurs histoires.

Aujourd’hui, c’est le chaos dans les systèmes publics et 30 ans après mes premiers travaux sur ordinateurs, on sort le mot ORGANIQUE des boules-à-mites?

Des milliards de dollars plus tard mais surtout des milliards de détresses plus tard, on commence à « parler » organique dans le monde de la technologie? Le terme d’architecture organique est resté lettre morte pendant 60 ans en technologie   …60….

Où est passée la qualité de vie du vivant?

Bien sûr, je suis tombée dans la techno à l’âge adulte. Mon premier ordinateur bien à moi est entré dans mon bureau en 1988 sous la forme d’un Tandy. Huit ans plus tôt, en 1980, je me rendais directement chez le comptable pour créer une charte de comptes et y déposer moi-même toutes mes données comptables qu’un mastodonte digérait dans un environnement qui ressemblait à une pouponnière. Chaque visiteur poussait des  HO!!! et des HA!!! admiratifs devant cette merveille du génie humain…. La fin d’année de l’entreprise produisait des états financiers en 5 jours et Marc, mon comptable de l’époque, ne refusait aucun effort (un esprit créatif)  pour me transmettre sa connaissance. Bien sûr, j’ai parlé en DOS un bon moment avant de faire connaissance avec Windows 95.

Pourquoi a-t-on attendu si longtemps pour prendre en compte l’aspect « organique » des implantations technologiques? Aujourd’hui, on ne reconnait même pas ma compétence pour une question de vocabulaire justement.

Aujourd’hui, je vois dans le journal…. « Nous recherchons un architecte organique ». Attention! Je ne suis pas assez compétente pour le poste. Pourtant, ce n’est pas de l’architecture pour bâtir une maison. Ça je le comprendrais. Non! C’est maintenant pour fournir un environnement techno convivial et intelligent au monde de l’assurance!

La technologie au service de l’humain? Pourquoi j’ai des doutes?

Voici donc une définition tirée du site enerzine.com

La charte de Gaïa pour une architecture organique :

« Laissons l’architecture :

  • être inspirée par la nature et être durable, bonne pour la santé, protectrice et diverse.technologie organique
  • dépliée, comme un organisme se déplierait depuis l’intérieur d’une graine.
  • exister à l’instant présent et renaissant toujours et encore.
  • suivre le mouvement et rester flexible et adaptable.
  • satisfaire des besoins sociaux physiques et spirituels.
  • se développer à partir du site et être unique.
  • célébrer l’esprit de la jeunesse, du jeu et de la surprise.
  • exprimer le rythme de la musique et la puissance de la danse. »

Pour ceux que ça intéresse, je ne crois pas que le monde technologique a en tête ce genre de préoccupations. Les descriptions du poste d’architecte organique ont très peu à voir avec autre chose qu’une appropriation de termes donnant l’illusion une fois de plus que les technologues lisent l’âme humaine avant de la bouleverser. Pourquoi ne pas inventer un nouveau vocabulaire?  Après tout, le poste ne demande aucune habileté vraiment « organique » on parle encore de compétences techniques…..pas humaines. Visitez workopolis.com et dites-moi que j’ai tort quand je vois encore une manipulation terminologique pour endormir le mal au lieu de le guérir. À quand une vraie responsabilité technologique envers l’interface humain dans toute sa dimension organique ???

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