Survivre à février après 60 ans

Survivre à février après 60 ans

La précarité suffit aux aînés

On oublie souvent qu’ils seront vivants jusqu’à leurs morts

À la retraite planifiée ou forcée, quand la solitude et l’isolement envahissent le quotidien, c’est intelligent et sain d’éviter de lire un journal, de regarder la télé réalité, les téléromans déprimants, ou encore d’écouter les nouvelles en continu, de suivre les enquêtes journalistiques ou les commissions qui éclairent trop cru le corrompu. Même les chicanes démagogiques de nos politiciens sont purement égotiques et dépriment l’humeur citoyenne.

Un cocktail à éviter avant les repas

En plein mois de prévention du suicide

Meurtres familiaux et abandons d’aînés,
Intimidation et incendies en CHSLD,
Vol d’identités et invasions de domicile
Corruption, favoritisme et hausses de taxes
Vols qualifiés de deniers publics et de fonds de retraite
Explosion de près du double des cas de cancer d’ici 15 ans
Dérapages du suicide assisté en Europe
Libération de criminels avérés coupables
Cliques artistiques, médiatiques et politiques incestueuses

           …même les jeux olympiques créent la chicane

Les politiciens, une fois élus, devraient se comporter avec dignité et objectivité dans un parlement non partisan qui représente d’abord le citoyen avant les partis. Au contraire, ils nous invectivent l’un après l’autre sur les démangeaisons de leurs nombrils et à des heures où personne n’est disponible sauf les vieux. Chaque parti exhibe alors une tête d’affiche grincheuse avec en arrière-plan une nature morte peuplée de chiens de faïence qui hochent leurs têtes approbatrices.  

Si je deviens centenaire, je me lèverai chaque matin pour lire les faire-parts nécrologiques des journaux. Si mon nom n’y est pas, je retournerai me coucher. 

– Paul Léautaud 

 

La neige et la glace n’arrangent rien

Et les commentateurs ont des voix de plus en plus nasillardes…

 

survivre à février

En ce jour du 14 février 2014, même Dame Nature manque de civisme. Alors quand une bénévole vole au dessus des bancs de neige pour aller réchauffer un cœur d’aîné en détresse, la plus élémentaire décence des médias et des politiciens serait de lâcher un moment les nouvelles à donner le goût de mourir.  Un chômeur, un soldat, un aîné, un amant abandonné n’ont pas besoin de se faire marteler leur insignifiance alors que souvent, ils n’ont que la télé ou l’ordinateur pour se raccrocher au Vivant en attendant d’exercer leur droit « bidon » de voter. Il n’y a plus de meilleurs dans nos scénarios de gouvernance….  Alors SILENCE! De plus, pourquoi traîner aux urnes l’impuissance du citoyen à en avoir un jour vraiment pour sa dignité?

Comme solution pour soutenir la santé mentale des québécois, serait-il possible de cesser l’hypocrite information de masse pour que pendant  un jour seulement un vieux puisse naïvenment valoriser, en plein milieu de février, le vrai sens de l’esprit olympique? Serait-il possible de diffuser l’amour du prochain au delà des egos blessés en plein après-midi de tempête et ainsi faire oublier à nos aînés coincés dans la solitude les dérapages inexplicables des soins de santé physique autant que mentale?

Ce serait un geste minimal de prévention du suicide à être posé par les prédateurs économiques, juridiques, psychologiques, médiatiques et politiques qui vivent allègrement et sans scrupules du mal de vivre des citoyens. Qui comprendra enfin que la population « ordinaire » en a raz-le-bol des Ordres professionnels, des experts et des fonctionnaires cautionnés par l’État mais sans aucune imputabilité pour avoir démoli nos sociétés dites du Savoir.

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