L'art de rester vivant jusqu'à sa mort

Productivité ou créativité?

Réinventer la CRÉATIVITÉ 

Nos technologies ont été créées pour y arriver.

 

Le paradoxe de la productivité

A-t-on perdu le sens de l’équilibre?

Qu’est devenue la compétence si la réalité d’aujourd’hui ne fait pas partie des questions d’examens? Quoi attendre de la productivité dans un monde du travail en accélération effrénée sans faire suivre les diplômes? En fait, si la productivité entame l’équilibre du travailleur sans vraiment contribuer à maintenir sa qualité de vie active ou à assurer le rendement à terme de ses épargnes de retraite, pourquoi travaille-t-il?  Ne travaille-t-on pas d’abord pour procurer de la stabilité à nos milieux de proximité et à nos familles?

Dans ce cas, que nous disent les statistiques sur l’épuisement professionnel, sur la maladie mentale, sur la longévité privée de ressources?  Tout simplement qu’il est inutile de vouloir garder ses branches et ses feuilles en santé si on coupe les racines à un arbre. C’est là que réside la source de sa vitalité. Sans ancrage dans la « création de valeur » pour soi, aucun individu ne peut rester productif et encore moins « vitalisé ».

Équilibre et communauté de proximité

L’équilibre, c’est apprendre à rester allumé jusqu’à sa mort!

La question est donc: À quoi sert l’Éducation en dehors des enjeux financiers?

créativité au travailQu’est-ce que la santé et la vitalité après 55 ans au Québec??

Aujourd’hui, la productivité exige de couvrir avec le salaire du travailleur de terrain :  les dépenses de l’État, le profit des actionnaires, le remboursement de ses études, le paiement des services essentiels à la vie quotidienne, les études de ses enfants, la retraite de ses parents et suffisamment d’épargne pour garder sa propre autonomie jusqu’à la fin de sa vie. Tout ça en divisant la même heure de travail au salaire minimum de 12$ et médian d’environ 30 000$ annuellement et en consacrant 15 à 20 heures non rémunérées par semaine au trafic.  

Est-ce réaliste?

Dans les faits, il y a déséquilibre flagrant dans nos plans de vie. Paradoxalement, plus les études sont longues, plus les silos professionnels cessent d’être productifs, plus les carrières sont courtes et plus les retraites de la majorité sont précaires. En conséquence, plus la longévité augmente, plus la productivité des connaissances et des salaires diminue. Pour parodier la chanson des marionnettes, on peut dire que les investissements dans la scolarité font

 « Trois petits trucs et puis s’en vont »!

 

À quoi sert l’Éducation?

Le paradoxe de la scolarité obligatoire

L’expérience enseigne qu’aucune connaissance ne garantit la compétence à elle seule. Rester productif exige donc une connexion solide entre soi et son milieu de proximité. Ainsi, les cinq sens servent d’ancrage à l’éducation et par conséquent, la compétence nécessite l’apprentissage continu de nouveaux contextes et le recours à des outils performants. Tout cela se crée grâce au discernement acquis par « l’expérience ». Ensuite seulement, on pourra en parler en classe.améliorer la longévité

Malgré la scolarisation obligatoire et ses promesses d’avenir meilleur, la répartition du temps, de l’espace et des ressources devient totalement déphasée entre l’humain et ses contextes. Les organisations supposées « lire le vent » – grâce à une meilleure Éducation – n’y arrivent pas. Il n’y a qu’à voir l’état de nos patrimoines collectifs pour mesurer l’ « improductivité de la productivité » visant à maintenir en équilibre nos communautés de proximité.

Dans un monde idéal, apprendre à « vivre ensemble » demeure pourtant le but ultime de l’Éducation. Alors, pourquoi nos sociétés subissent-elles de plus en plus le facteur aggravant du manque d’équité? D’une part, il y a ceux qui par leur productivité génèrent la base « essentielle à la vie » du filet social collectif. D’autre part, il y a les innombrables administrations et directions sans aucune production de valeurs durables. Ces dernières coûtent pourtant une fortune à maintenir tant elles sont malades de la réunionite. Par ailleurs, leurs membres raflent paradoxalement les meilleurs revenus sans savoir « faire pousser leurs propres carottes ». (assurer leurs besoins essentiels)

Contre toute logique, pour apprendre la productivité, on assoit l’apprenant sur une chaise (loin de la réalité) sans prendre en compte que les attentes sont trop évolutives pour faire l’objet de programmes académiques. En conséquence, dans les organisations de tous genres, on exige que les travailleurs (euses) puissent lire l’environnement avec pragmatisme malgré un modèle éducatif toujours en retard sur la réalité du terrain. Comment arriver à la compétence en privant nos cinq sens de tout contact avec la réalité de nos milieux de proximité durant les études?

Malheureusement, malgré de trop longues études, on fera ainsi face au défi de l’illettrisme fonctionnel. En effet, avec des études « one size fits all » on ne peut exiger la compétence à créer de la valeur – c’est-à-dire un sixième sens, sans d’abord éduquer l’efficacité des cinq premiers.

 

A quoi sert la longévité?

Le paradoxe des retraites de trente ans pour des carrières de vingt ans

Parallèlement à l’illettrisme fonctionnel, on devra aussi absorber l’impact de l’épuisement professionnel lié à « l’illettrisme directionnel » . Celui-ci est le fait du déséquilibre entre les attentes formulées par les gouvernances et les besoins réels à combler dans les communautés qui dépendent d’elles. On assiste ainsi de plus en plus à des scénarios où les patrons vont même jusqu’à ignorer ce qui remplit le quotidien de leurs subalternes (quand il n’est pas tout à fait vide).  C’est pourquoi, on met à pied la connaissance tacite des travailleurs expérimentés sans en estimer d’abord la valeur comme héritage cognitif.

Les conflits de générations sont fabriqués avec de fausses prémisses sur la compétence. La gouvernance aveuglée par l’atteinte du résultat perd complètement de vue le facteur créativité que ça prend pour y arriver. C’est ainsi qu’on embauche des diplômes que l’on tentera ensuite de jumeler à des descriptions de tâches jamais abordées en classe.

L’Éducation en déficit de sens

De l’Université à l’illettrisme fonctionnel

Quand l’éducation est compromise par un déficit de sens, l’individu risque fort d’expérimenter la détresse psychologique. D’autre part, « savoir sans comprendre » engendre également d’autres  dysfonctionnements relationnels, cognitifs et culturels sur le plan social. En résumé, la création de sens est la base même de l’apprentissage à partir de la naissance. Elle enracine la valeur individuelle dans la confiance.

productivité créativité

Malgré l’avidité des organisations, l’humain ne pourra jamais devenir une courroie de transmission temporaire. Au surplus, même privé de son droit à la créativité, la survie fait partie de son ADN. C’est donc son intelligence qui risque l’extinction. De là l’émergence du chaos par déficit de sens commun. La longévité acquise oblige donc à répartir l’apprentissage autant que l’activité professionnelle et sociale sur un espace-temps recalibré avec des valeurs actualisées.

On ne change pas le Monde sans en modifier les acquis. C’est à cela que servent les transitions: donner un sens et surtout une légitimité à la réalité qui se transforme. La compétence, ça ne se lègue pas assis sur un banc mais au cœur de l’action par la promotion de la pensée critique et non magique. Savoir qu’un incendie peut tuer ne suffit pas à rendre compétent à l’éteindre.

Pour garder l’équilibre des sociétés, le monde du travail a besoin d’une révision de fond en comble de son espace-temps. La longévité acquise ouvre donc la porte à la maturité dans les organisations.

L’équilibre de nos sociétés ne peut exister si la productivité des organisations s’atteint au détriment de leur mission première. Soit d’assurer la santé des communautés de proximité en leur fournissant d’abord le gîte et le couvert. Ainsi, en procurant du travail au plus grand nombre, on pourra peut-être envisager d’en assurer la dignité et la survie. L’Éducation ne devait-elle pas servir à cela bien avant la carrière?

En somme, le retour à l’équilibre entre le travail productif et ses gouvernances est un acte d’intelligence. En effet, que peut faire une table en or pour enlever la faim et combien de lits a-t-on besoin de posséder pour ne plus faire d’insomnie?

 

Pénurie – Relève – Précarité

Redessiner notre espace-temps en conjuguant la productivité humaine entre espace vital et temps des horloges!

Nos balises temporelles sont:
pouvoirs, savoirs, avoirs et devoirs

 

Nos balises spatiales sont:
Urbanisation – Mondialisation
Délocalisation – Télétravail 

 

Il est temps de revoir les enjeux de 

Mobilité – Productivité- Proximité – Longévité…

Notre défi à tous…

TRAVERSER DU PASSÉ AU FUTUR EN GARDANT L’ÉQUILIBRE AU PARTICIPE PRÉSENT !

Un exemple:
Projet intergénérationnel d’apprentissage par des ateliers d’horticulture.

Tous apprennent l’horticulture tout en échangeant  sur le sens et les valeurs de la vie. Le projet réunit plusieurs générations rencontrant des enjeux semblables de précarité. Ce projet a été initié en 2015 et a connu un grand succès auprès d’enfants du primaire qui participaient (et ont gagné) à un concours d’entrepreneuriat.