Apprendre l'art de rester vivant jusqu'à sa mort

Proximité ou présence?

Réinventer la PRÉSENCE

Nos technologies ont été créées pour y arriver.

 

Le paradoxe de la proximité

A-t-on perdu le sens des valeurs?

Un paradoxe déconcertant de la technologie consiste à se donner rendez-vous physiquement pour texter chacun sur son mobile. La présence a perdu sa valeur de soutien immédiat quand un texto remplace un parent pour consoler à distance une peine d’enfant. En effet, l’authenticité relationnelle qui vient avec l’intimité exige la présence des sens à ce qui arrive ici et maintenant. La technologie ne devait pas remplacer la chaleur humaine qui se dégage de nos communautés de proximité.  Au contraire, elle devait en faciliter la cohésion. C’est un choix personnel de la laisser rompre nos appartenances. Que veut dire désormais: ÊTRE PRÉSENT?

Scénarios de précarité sociale

Des organismes mal subventionnés qui remplacent les familles mal rémunérées

L’acquisition de valeurs repose de moins en moins sur la famille

Pour sa santé, pour sa culture, et même pour les rituels de bonheur, on se fie désormais à des experts dont le statut professionnel permet de facturer jusqu’au plus petit geste d’entraide.

La présence est un besoin essentiel à la vie. Elle permet d’exprimer nos valeurs en sécurité au creux de nos appartenances. Pourtant, les bris d’appartenances se multiplient. D’autre part, la technologie permet de se lancer nos valeurs à la tête sous couvert d’anonymat comme s’il s’agissait de droits acquis sans prendre l’engagement de les respecter soi-même. L’enjeu de l’éducation a quitté le cocon familial pour s’éparpiller comme les métastases d’un cancer social fort répandu: l’hyperactivité. L’endoctrinement aliéné aux normes du travail et à la vie mondaine instruit pour créer des performants et des vedettes.

Au diable « Apprendre à vivre »!

Tout se résume à des trucs et astuces pour réussir à impressionner en bien ou en mal. Mais pour impressionner qui? Ni la famille, ni l’école, ni les employeurs, ni les gouvernements n’offrent assez de stabilité pour justifier qu’un individu se défonce. Alors, pourquoi le fait-il? Pour risquer de décrocher une deuxième place condamnée à l’insignifiance dans la mémoire du monde? En effet, de l’enfance à l’âge adulte, même les meilleurs ne sont pas toujours au premier rang. Pourtant, on évite d’offrir espace et temps pour simplement réussir à « ÊTRE  » ses valeurs!  Et si réussir était d’arriver à être présent à ses valeurs et à les exprimer OUVERTEMENT?

Notre espace-temps s’accélère

La proximité n’est plus un gage d’accessibilité, de sécurité ou d’intimité.

Hélas! On vieillit et le contexte actuel est que, sans fondement logique, on a remplacé l’intimité du cocon familial par des pacages collectifs et des organismes de bienfaisances. En effet, pour chaque bobo du quotidien et pour chaque adversité de la vie, il y a un expert désigné à qui on doit faire aveuglément confiance quand il pige notre numéro. L’erreur n’a plus sa place si on a pas de diplôme. Quand on est simplement des parents, des amis ou des âmes généreuses, on perd toute légitimité à prendre soin de nous-mêmes. Seuls les experts ont droit pour leurs services à un salaire, à un fonds de retraite, à l’erreur et à la non obligation de résultats. La famille n’a pas ces privilèges…. et on lui fait savoir son incompétence à chaque spécialité.

Même les bambins sont maintenant pressés de se réveiller avant l’aube, histoire de ne pas créer de retard au travail pour leurs parents. Par ailleurs, les thérapeutes poussent partout pour ramasser les dégâts faits à la confiance et à l’estime de soi. Nos enfants sont forcés à la précocité pour mériter leur légitimité et ne pas faire honte à leurs parents. Quant aux étudiants, ils sont évalués sans égard aux valeurs d’engagement acquises. En conséquence, pour acquérir la confiance, il faut désormais plus de lettres hors du nom que dedans. Sinon, pas d’identité sociale. Et il faut vieillir dans la dignité avec ça?

Pénurie – Relève – Précarité

Redessiner notre espace-temps en conjuguant la productivité humaine entre espace vital et temps des horloges!

Nos balises temporelles sont:
pouvoirs, savoirs, avoirs et devoirs
Nos balises spatiales sont:
Urbanisation – Mondialisation
Délocalisation – Télétravail 

 

Il est temps de revoir les enjeux de 

Mobilité – Productivité- Proximité – Longévité…

Notre défi à tous…

TRAVERSER DU PASSÉ AU FUTUR EN GARDANT L’ÉQUILIBRE AU PARTICIPE PRÉSENT !